A peine diffusée (et avec quel succès !), la série policière dOlivier Marchal arrive déjà en DVD. Une fiction âpre, descente aux enfers dune bande de quatre flics hors-la-loi qui slaloment entre un salaud de la police des polices, des truands coriaces et des emmerdements personnels. Un ciel trop chargé à linstar du plafond lourd de MR 73 ? Négatif, l'ancien policier dosant plus harmonieusement les ingrédients.

Plus proche de 36, Quai des Orfèvres, «Braquo» en constitue aussi la prolongation. Une grande réussite pour non seulement Olivier Marchal, mais également pour Frédéric Schoendoerffer, réalisateur à 50 % de la série.

Le plus absent des suppléments du DVD, cest justement lui, Frédéric Schoendoerffer. Champ libre au premier, omniprésent dans des suppléments composés dun chapelet de compacts making-of thématiques, vingt-huit épisodes dune websérie talentueusement orchestrée par un jeunot de vingt-six ans, Sacha Chelli.

A chaque module de cinq minutes répond un aspect du tournage ou de la préparation. Le choix des comédiens, des costumes, des décors, des éclairages, la préparation et la réalisation de plusieurs scènes cruciales Tout y est, décrit sans fard, au plus près de la réalité du plateau et des coulisses. Si Olivier Marchal apparaît fréquemment, tapant au passage sur certaines séries policières françaises, Sacha Chelli braque aussi sa caméra sur quelques-unes des chevilles ouvrières du projet, dont son premier assistant, larmurier, le chef opérateur, la costumière, Alain Figlarz (un cascadeur comédien pour la première fois), l'ingénieur Une excellente compilation dinstantanés, un brin frustrante du fait de labsence de Frédéric Schoendoerffer. Mais peut-être celui-ci, dun tempérament moins expansif qu'Olivier Marchal, ne voulait-il pas quune caméra témoin lépie dans ses faits et gestes ?

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