Entre le DVD et le Blu-ray de Coraline, le second écrase nettement le premier. Techniquement d’abord, la haute définition donnant, à plat et en 3-D (quatre paires de lunettes sont incluses dans la boîte), tout leur relief, leur piqué et leur luminosité à des images contrastées comme jamais. La perfection ou presque. A tel point que, même à plat, Coraline paraît bénéficier à plein de la 3-D ! Niveau éditorial, les deux supports partagent plusieurs suppléments. Le premier : les commentaires audio de Henry Selick et du compositeur Bruno Coulais, exercice dont les deux artistes s’acquittent avec une évidente volonté d’informer. A ce titre, le making-of remplit également sa fonction à plein. Chapitré, il aborde la genèse du projet, l’adaptation d’un livre à l’origine trop court pour fournir la matière à un long-métrage, les tâtonnements dans la création des personnages, la fabrication de costumes miniatures, l’animation, la construction d’une quarantaine de plateaux dans un hangar… Trente-cinq minutes pédagogiques qui s’imposent comme une sorte d’abécédaire de la stop motion. Viennent les compléter un sujet sur l’enregistrement des voix (un bémol : la crispante Dakota Fanning) et un autre associé à la nature macabre de l’univers de Coraline. Captif d'une mise en scène prétentieuse dans ses inutiles artifices, Henry Selick intervient également pour présenter une demi-douzaine de scènes inédites, toutes à un stade d’achèvement assez rare pour un film d’animation. Des séquences plaisantes mais dont la disparition du montage définitif s’explique tout à fait. Privilège du Blu-ray : la navigation U-Contact qui, outre un story-board intégral, traite de l’apport vocal des comédiens (une Teri Hatcher très investie, Dakoka Fanning…) et du tournage via des témoignages et modules making-of où apparaissent même Neil Gaiman (l’auteur du roman graphique) et sa fille. En clair, particulièrement pour le Blu-ray, des suppléments presque aussi passionnants que le film lui-même, merveille d’imagination sucrée-salée qui, instantanément, trouve une place vacante entre Alice au Pays des merveilles et Hansel & Gretel. Retrouvez cet article sur Toutlecine.com