Boursier du Centre National des Lettres, Guillaume Nicloux crée à 22 ans, la compagnie théâtrale La Troupe et débute avec un téléfilm, La Vie crevée, réalisé pour Arte avec Michel Piccoli et Arielle Dombasle, avant de tourner pour le cinéma son premier film, Faut pas rire du bonheur, en 1992.Attiré par les univers singuliers, le polar et les films de Jean-Pierre Melville, il réalise en 1998 Le Poulpe, avec Clotilde Courau et Jean-Pierre Darroussin puis offre à Thierry Lhermitte un rôle à contre-emploi en 2002 avec Une affaire privée où il tient l'affiche avec Marion Cotillard. En 2003, Guillaume Nicloux poursuit dans la même veine avec Josiane Balasko dans la peau d'une femme flic à la dérive, introvertie et dépressive pour Cette femme-là, où la comédienne donne la réplique à Eric Caravaca et où l'on retrouve Thierry Lhermitte dans un petit rôle au coeur d'un polar une nouvelle fois filmé au scalpel.Une affaire privée et Cette femme-là sont les deux premiers segments d'une trilogie policière qui se termine dans La Clé, où les deux policiers interprétés par Thierry Lhermitte et Josiane Balasko se retrouvent définitivement face à un Guillaume Canet à la recherche de son père. L'acteur croisera aussi la route de Rachel Siprien (Marion Cotillard), patronyme que l'on croise aussi dans Le Concile de pierre, preuve que le réalsateur se construit peu à peu un univers cohérent où tous ses films se répondent comme en écho. Dans cette adaptation d'un roman de Jean-Christophe Grangé, Guillaume Nicloux continue de prendre des acteurs à contre emploi pour mieux les malmener et briser leur image médiatique: ici Monica Bellucci, qu'il entraîne jusque dans les paysages mongols à la poursuite de son fils disparu, objet d'une étrange rituel mystique.
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