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Diary of the Dead - Chronique des morts vivants Critique d"utilisateur

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Diary of the Dead - Chronique des morts vivants commentaires

Note
1/5
Auteur
Utilisateur Yahoo!
Ce que vous avez préféré
un ou deux bons mots éparpillés dans le film
Ce que vous avez détesté
L'idée générale: filmer en vue subjective.
Critique

Pas de chance: REC, petit film espagnol, est passé avant. Quand on y réfléchit, Romero a du commencer à tourner son film avant de savoir qu'un autre a eu la même idée. La faute à une sorte d'effet de masse, qui mène à des étranges coïncidences, on se retrouve souvent avec des vagues de films dans la même année adaptés de jeux vidéos, ou portant sur la seconde guerre mondiale, ou avec des vampires...

Et en ce moment la mode est à la liberté d'expression sur le net, et aux zombies. D'où un film avec caméra numérique et virus réanimateur.

Dans REC, on avait un petit film qui fait plus ou moins peur, un peu gore mais qui joue surtout sur l'effet de claustrophobie: un vieil immeuble madrilène filmé bien prés des acteurs, mal éclairé et sali par le temps. On avait une caméra qui sursautait, parfois tenue de travers, des protagonistes qui se cognent contre le caméraman, des instants ou la lumière s'éteint. Bref ça sentait le bric à brac et cette ambiance faisait qu'on craignait les coins d'ombres. Avec cerise "sobre el pastel", l'actrice principale est un canon!

Bien sur vu en VO ce qui a augmenté pour moi l'aspect immersif du film.

pour faire le parallèle avec le dernier film de Romero: Tout est aseptisé, parfait, récuré, cadré.

un exemple type: La bande de réalisateurs en herbe vient de tomber sur des zombies sur la route, et en a écrasé quelques uns. (jusque là je ne spoile rien, c'est dans les extraits qui circulent sur le net), puis s'arrêtent plus tard pour en discuter. Description rapide des lieux: Le camping-car est arrêté en plein champ en friche, tout le monde est dehors, en pleine nuit. Seulement voila: filmez avec n'importe quelle caméra dans un champ en pleine nuit avec pour seul éclairage les phares d'une voiture, et vous aurez pour résultat des ombres qui bougent, avec des passages de luminosité trop élevée à cause des phares. Et là on a une image clean, des gens qui discutent tranquille, on voit parfaitement leurs visages, leurs vêtements, et même l'extrémité du champ en friche. Pas un seul gogol ne passe devant la caméra, ou se met devant les phares (ce qui provoquerait un assombrissement général de la scène), ou devant les éclairages miracles qui sont apparus dés la descente du van.

D'accord le film annonce dés le départ qu'il y a eu un montage derrière, des logiciels pour retravailler les vues, etc, le tout fait par des professionnels, ce qui donne un rendu de cinéma. Donc exit les assombrissements, passages dans le champ de la caméra, tremblements, etc. Un rendu aseptisé, propre, net, sans bavures, sans réalité. Peut-être un rendu voulu par le réalisateur, pour séparer le spectateur de la réalité et le mettre devant une information nette, propre, disséquée, sans sentiments? résultat aucun sentiment, surtout pas de peur.

Peut-être celui de l'ennui, comme de regarder le journal télévisé.

Bien sur l'aspect réaliste est aussi faussé par la VF, lamentable. On se demande pourquoi Romero n'a pas intégré un perchiste dans le scénario, tellement le son est bien pris et propre. Les personnages tournent le dos à la caméra, chuchotent et on les entend très (trop) clairement. Là encore c'est sans doute lié au travail par informatique du son par les protagonistes.

Autre chose du point de vue scénaristique: les acteurs sont des étudiants de 20-25 ans qui réalisent un film d'horreur en début de film (là encore c'est pas un spoil). Et ils n'ont jamais vu de film de zombie de leur vie. Ils tombent sur un zombie et se disent "tiens c'est quoi ca?". Ce film est donc tourné dans un monde parallèle dans lequel aucun film de zombie n'a jamais été tourné, et d'ailleurs le mot zombie n'est pas utilisé, ni le terme "mort-vivant".

Un point positif: Face à la surenchère du zombie d'autres films (zombies qui acquièrent une force surhumaine, se mettent à utiliser des armes à feu, à s'organiser en société, à courir le 100m comme des sprinteurs dopés, et même à grimper aux murs) on retrouve ici notre bon vieux zombie, bien idiot, mou comme le clafoutis de ma grand-mère, lent, pas fichu d'ouvrir une porte, un VRAI zombie, pas la version dopée aux hormones de cheval de Ben Johnson.

Bref ça n'est pas un film d'horreur car le film n'est pas là pour faire peur. Dénoncer l'accoutumance de l'humanité aux médias, oui. Dénoncer une Amérique ancrée dans son immobilisme, oui. Montrer des zombies mal maquillés qui se font exploser avec des gerbes de sang en 3D, oui.

Faire dormir au bout de 45 minutes de film, oui.

Date reviewed
29/06/2008

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