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Faux amis est l'adaptation du roman La Moisson de glace de Scott Phillips (paru aux éditions Gallimard, dans la collection Série Noire). Le producteur Ron Yerxa explique ce qui l'a motivé a porter le livre à l'écran : "Cela faisait du bien de lire une histoire politiquement incorrecte se déroulant un jour comme Noël. Ce qui m'a intéressé, c'étaient non seulement ces personnages sans attaches faisant les 400 coups à la veille de Noël, mais aussi l'idée d'une intrigue se passant en une seule nuit. Pour mois, les meilleures comédies s'inspirent de la réalité."
Pour le producteur Albert Berger, "le livre était un polar captivant, présentant des personnages intéressants. En outre, il s'inscrit dans l'esprit de Noël - à plus d'un titre. C'est ce paradoxe qui m'a interpellé. Ces hommes d'un certain âge qui n'on nulle part où aller à la veille de Noël, ont aussi quelque chose de poignant. Ron Yerxa et moi aimons travailler sur des films sur l'Amérique d'aujourd'hui, tels que L'Arriviste d'Alexander Payne, qui sont à la fois drôles et empreints de tristesse."
Le réalisateur Harold Ramis évoque Faux amis, une nouvelle expérience pour ce spécialiste de la comédie : "Nous n'avons pas composé de mots d'esprits dans Faux amis, et aucun comédie n'essaie d'être drôle. Il s'agit d'un film noir qui contient des scènes humoristiques. (...) Je ne lis pas de polars, mais j'aime les films noirs. Quand j'ai lu le scénario il m'a d'abord intéressé en tant que spectateur, puis en tant que réalisateur. C'est tout à fait décisif quand j'envisage de travailler sur un projet : il faut que le scénario me donne réellement envie de voir le film sur grand écran. Le fond de l'histoire est d'un sombre réalisme que je trouve assez amusant."
La lumière de Faux amis est un personnage à part entière du long-métrage. Le directeur de la photographie Alar Kivilo explique que "le film est une sorte de polar haut en couleurs. Nous avons adopté un certain nombre d'éléments du film noir traditionnel, comme des éclairages contrastés, une lumière intense et une gamme de couleurs très vives. Le film commence dans une atmosphère plutôt naturaliste, puis, tandis que l'histoire s'achemine vers son dénouement, les images se parent de couleurs, tout en restant dans un registre très sombre."
Une phrase, "As Whichita falls, so falls Wichita falls", revient souvent tout au long du film et hante ses protagonistes. Harold Ramis apporte une explication à cette énigme : "Le jeu de mots vient du fait que la plupart des gens ne savent pas pas que Wichita est dans le Kansas et que Wichita falls est au Texas. C'est absurde, mais cela souligne le point de vue sur la fatalité de la vie."
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