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Je crois que je l'aime Critique

"Je crois que je l'aime" Critiques

Film
Je crois que je l'aime
Auteur
anonymous
Date
2007-02-22 11:12:36
Note
3/5 3 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Casting

Juliette Binoche avait été pressentie pour jouer le rôle d'Elsa.

Le titre

Au départ, Pierre Jolivet avait pensé intituler son film Irrésistible.

Elsa, "une fille couillue"

Sandrine Bonnaire brosse le portrait d'Elsa : "C'est un artisan, donc une manuelle, et un artiste qui crée des fresques en céramique d'une beauté confondante. Elle a une personnalité si particulière qu'il paraît normal qu'elle ait pour amis à la fois Peter Gabriel et un champion du monde de sumo. Éclectique, exotique, frondeuse, elle a souvent raison et elle l'affirme. Elle est têtue... Une fonceuse. Quand elle a décidé d'un truc, elle y va. Elle veut terminer un boulot, elle le fait. Elle a décidé, pendant toute une période de sa vie, qu'elle serait seule, elle l'a fait... Si je devais la résumer d'un mot, je dirais que c'est une fille couillue. Elle me permet d'aborder la comédie car contrairement à l'image qu'on peut avoir de moi, je ne me suis jamais sentie aussi dramatique ou malheureuse que mes personnages."

Pierre and co (2)

Dès son premier long métrage, Strictement personnel en 1985, Pierre Jolivet a fait appel à François Berléand. Aujourd'hui très sollicité, l'acteur était alors totalement inconnu du grand public. Et c'est d'ailleurs grâce à un autre film de Jolivet, Strictement personnel, qu'il accède à la notoriété quelques années plus tard (avec à la clé un César du Meilleur second rôle en 2000). Les seuls films du réalisateur dans lesquels Berléand n'apparaisse pas sont Force majeure ainsi que le précédent Zim and co.. A propos de ce film, l'acteur plaisante : "D'accord, il n'y avait pas de rôle pour moi ; d'accord, c'était un film sur des ados ; d'accord, il ne voulait que des inconnus, et des acteurs identifiables auraient détourné l'attention, mais je m'en foutais, je voulais juste être là, pour assister aux vrais débuts de son fils Adrien que j'ai connu tout petit."

L'ivresse du mensonge

Après s'être inspiré de Loik Le Floch Prigent pour L'Ivresse du pouvoir de Chabrol, François Berléand a pris comme modèle, pour une des scènes du film, un autre fameux homme de pouvoir. Il se souvient : "Une des répliques qui m'a fait le plus rire à la lecture, c'est celle où mon personnage dit : "J'ai travaillé sous Mitterrand, vous savez..." Je voyais déjà dans son regard une lueur de duplicité jubilatoire... Je me suis d'ailleurs inspiré du débat entre Mitterrand et Chirac quand celui-ci lui disait : "Regardez-moi droit dans les yeux et dites-moi que vous ne mentez pas." Mitterrand l'a regardé droit dans les yeux : "Mais non, bien sûr !" Alors qu'il était évident qu'il mentait !"

Copyright © Allociné 2007.


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