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Je suis une légende Critique

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"Je suis une légende" Critiques

Film
Je suis une légende
Auteur
anonymous
Date
2007-12-19 01:01:35
Note
2/5 2 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Rencontre avec des savants

Pour préparer le film, Will Smith et l'équipe ont rencontré certains scientifiques d'un Centre de Contrôle des Maladies (CDC), chargés de l'étude des plus redoutables virus au monde. Des entretiens qui leur ont non seulement permis de valider la véracité de leur scénario (un rétrovirus échappe au contrôle de ses créateurs), de mettre en place une scène d'évacuation de New York crédible basée sur les procédures de quarantaine validées par le CDC, mais également de former Will Smith aux gestes scientifiques.

Petites libertés narratives...

Parmi les différences entre le roman original et cette adaptation, les lecteurs auront noté, entre autres, : l'action transposée de Los Angeles dans les années 1950 à New York en 2012 l'origine du virus, créé ici par l'Homme le métier de Robert Neville, ici déjà rompu aux techniques scientifiques la nationalité des survivants (black / latino / blanc) à l'image du melting-pot américain l'apparence des infectés, passés de vampires dans le roman à mutants à l'écran le final, qui inverse l'intention de Richard Matheson ...

Clins d'oeil

Parmi les petits clins d'oeil aux spectateurs, on notera la présence d'Emma Thompson en ouverture de métrage lors d'un caméo non-crédité ; des "spéciales-dédicaces" à Shrek et Bob Marley, utilisées pour poser l'humanité du personnage principal ; et enfin, en plein New York, l'affiche d'un improbable Batman vs. Superman, projet un temps commandé par la Warner à Wolfgang Petersen. Mais qui sait ? Peut-être qu'en 2012...

Le dernier Homme sur Terre

"Ce film m'a permis de faire une incroyable exploration de moi-même," explique Will Smith. "Car vous vous retrouvez dans une situation où vous n'avez personne en face de vous pour vous aider à créer une dynamique. Vous devez créer le stimulus et sa propre réponse à vous tout seul. Et à ce moment là, il faut se recentrer sur soi-même, se mettre dans un certain état d'esprit et se laisser imaginer des choses qui ne nous seraient pas venues à l'esprit. Pour préparer le rôle, j'ai rencontré des prisonniers de guerre et des gens qui ont été soumis à des périodes d'isolement. Ca m'a permis de travailler sur l'état d'esprit à avoir dans ce genre de situations. Ils m'ont dit par exemple que la première chose à avoir en tête, c'est un planning : on ne peut pas survivre en solitaire si on ne planifie pas tout. Nous avons notamment rencontré Geronimo ji-Jaga, anciennement Geronimo Pratt des Black Panthers, qui a vécu en isolement durant plus de trois mois. Il expliquait qu'il allait jusqu'à planifier des choses comme le nettoyage de ses ongles : selon son planning, il devait consacrer deux heures à cette activité. Il m'a dit qu'il avait dressé durant six semaiens des cafards à lui apporter de la nourriture ! Jusqu'où l'esprit peut aller pour se protéger... Soit il a vraiment dressé ces cafards, soit il avait besoin de ça, de cette "activité" pour ne pas perdre la raison. Dans les deux cas, c'est une mine d'or pour le cinéma ce genre d'anecdote. Et pour moi, c'était à cet état d'esprit qu'il fallait parvenir, un état où, quelle que soit la vérité, le personnage a besoin de ça pour survivre. La seule chose qui compte est ce qu'il voir lui, et ce qu'il croit être vrai. Donc ce film, c'était ça : une incroyable exploration de ce qui arrive à l'esprit humain quand il essaye de se défendre."

De L.A. à NYC

Si l'action du roman se déroule à Los Angeles, l'équipe a préféré "délocaliser" le tournage à New York, afin de renforcer l'impact dramatique des scènes de ville-fantôme. La Cité des Anges étant selon eux déjà déserte dès 15H00, il fallait opter pour une métropole habituellement pleine de vie, afin de frapper l'imagination des spectateurs. Dans la vision de Ridley Scott, l'action du film se déroulait à Houston. "Dès l'annonce de la pandémie, la ville a réagi dans l'urgence et la panique," explique la chef-décoratrice Naomi Shohan. "La population a laissé derrière elle un paysage de guerre, puis une nouvelle vie a surgi, qui donne au décor une dimension poétique. Les canalisations en se rompant ont creusé des fondrières où des tronçons de rues et des pans d'immeubles se sont écroulés. Des courts-circuits, des fuites de gaz ont provoqué des incendies et des explosions, puis la nature a rapidement gagné du terrain, donnant aux canyons urbains de New York l'allure sauvage et romantique des paysage de l'Ouest américain du XIXe siècle".

Copyright © Allociné 2007.


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