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Pour l'écrivain Michel Houellebecq, " écrire le scénario était très pénible car il fallait tenir compte de l'avis du producteur. En revanche, sur le tournage, je n'ai pas ressenti qu'il fallait répondre à tout le monde, comme on m'avait dit que ça se passerait. "
Michel Houellebecq a dû s'adapter à ses différents acteurs : " Benoît [Magimel] c'est un intuitif au fond. De temps en temps il parle pas assez, il sent des trucs qu'il n'exprime pas. Il faut être à l'écoute de ses sensations plutot que de ses paroles. En revanche, avec Patrick Bauchau il faut parler longuement, bien lui expliquer. "
Le 61è Festival du film de Locarno a dévoilé en avant première La Possibilité d'une île de Michel Houellebecq le 10 août 2008. Le film était présenté dans la sélection play forward du festival, réservée aux oeuvres expérimentales.
Le casting a fait évoluer le scénario de Michel Houellebecq. Pour lui, il y a une " interaction entre le rôle écrit et l'acteur : c'est plus facile d'écrire vraiment le rôle une fois qu'on a l'acteur. Slothan, ç'a été le seul rôle clair d'emblée. PourJean-Pierre Malo et Jordi Dauder, ç'a été beaucoup moins évident. D'ailleurs j'ai changé les personnages au fur et à mesure. On a pas mal ramé pour le casting. J'ai eu Jordi Dauder juste avant le tournage et c'est assez compliqué d'écrire un personnage si on n'a pas d'acteur. Quand il est arrivé je ne savais pratiquement pas ce qu'il allait faire. "
La Possibilité d'une île offre son premier rôle dans un long métrage français à Ramata Koite, qui joue la survivante au côté de Benoît Magimel. Cette malienne avait déjà joué dans quelques films espagnols, où elle avait eu des rôles mineurs, et avait également joué au théâtre en France, notamment dans Le désarroi de M. Peters, au côté de Michel Aumont.
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