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Dernier volet de la franchise, La Vengeance dans la peau n'est pourtant pas véritablement une suite à La Mort dans la peau. En effet, les spectateurs avertis constateront que la trame de ce troisième opus vient en réalité s'insérer (pour l'essentiel) entre l'avant-dernière scène et la dernière scène de La Mort dans la peau ! Les dix dernières minutes de La Vengeance dans la peau déroulant ensuite l'histoire de Jason Bourne jusqu'à son dénouement. Un dénouement "aquatique" qui boucle la boucle avec La Mémoire dans la peau. Cette impressionnante construction scénaristique, inédite au cinéma, est à mettre au crédit de Tony Gilroy.
Pendant longtemps, Robert Ludlum, l'auteur de la saga de Jason Bourne et prolifique auteur de romans d'espionnage, a été soupçonné d'avoir un contact au sein de la CIA, tant ses descriptions du mode opératoire de l'Agence se sont révélées d'un très grand réalisme. Par ailleurs, Paul Greengrass s'est lui aussi plongé dans les arcanes de l'espionnage. En 1987, il co-signe avec Peter Wright, ancien directeur adjoint du MI5 (les services secrets britanniques), un compte-rendu détaillé de la vie d'un ancien agent du Renseignement britannique. Le gouvernement s'est efforcé de faire interdire son ouvrage intitulé Spycatcher, qui s'est du coup vu offrir une énorme publicité.
L'équipe du film a tourné au Maroc, à Tanger, en plein mois de Ramadan. Du fait de nombreux interdits durant ce rite sacré musulman, une équipe marocaine s'est jointe aux techniciens anglais du film pour négocier avec les nombreux boutiquiers et résoudre les nombreux problèmes logistiques engendrés, notamment les courses poursuites et une explosion en pleine rue dont la perspective semblait affoler des centaines de commerçants.
Les producteurs ont dû négocier pendant cinq mois avec les Autorités Espagnoles pour pouvoir tourner dans la gare d'Atocha, à Madrid; rendue tristement célèbre par les attentats meurtriers perpétrés le 11 mars 2004. Le tournage a finalement pu se faire, mais sous la surveillance de la police ferrovière, de vingt agents de sécurité et de centaines de caméras de surveillance en circuit fermé, braquées sur l'équipe du film en permanence.
Il a fallu pas moins de six semaines pour achever le tournage de la poursuite de voitures dans les rues de New York, l'un des climax du film. Par ailleurs et pour les besoins de cette scène, la police de New York a interdit à l'équipe du film de rouler au-delà des 35 miles/h, soit près de 57 km/h. Elle craignait que des passants ne soient blessés lors du tournage.
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