Recherche par ordre alphabétique

La Vie et rien d'autre Critique

"La Vie et rien d'autre" Critiques

Film
La Vie et rien d'autre
Auteur
anonymous
Date
1969-12-31 23:00:00
Provenant de :
Allociné
Critique

"La Vie" est dure...

Malgré l'intérêt d'un sujet qui n'a encore jamais été traité au cinéma, les financiers et les diffuseurs refusent de s'y investir. Seul René Cleitman, producteur de films pour la société Hachette, s'emballe pour le scénario ("C'était admirable, je ne pouvais plus m'en détacher"), mais il n'arrive cependant pas à boucler le budget. Bertrand Tavernier doit se battre comme pour un premier film. Même les chaînes de télévision font grise mine : ils ne voient pas en ce film un bon programme de prime time. Les techniciens sont payés au tarif syndical, la production (Little Bear) renonce en grande majorité aux droits et pourcentages, et Philippe Noiret met son cachet en participation. Le film se tourne en huit semaines entre novembre et décembre 1988, dans le froid et le mauvais temps de la Lorraine.

Tavernier l'historien

Passionné d'histoire, Bertrand Tavernier est effaré en découvrant qu'on estime à environ 350 000 le nombre de disparus et d'oubliés au lendemain de la guerre 14-18. Il pense à tous les problèmes que cela a pu engendrer, aux recherches, et aux multiples questions sans réponses. C'est ainsi que lui vient l'idée du scénario original de La vie est rien d'autre. Le cinéaste reviendra sur la Grande Guerre dans Capitaine Conan en 1996. Par ailleurs, il consacrera un film à la période de l'Occupation (Laissez-passer) et un documentaire à la Guerre d'Algérie (La Guerre sans nom).

Cosmos 1988

Bertrand Tavernier choisit Jean Cosmos comme compagnon d'écriture. Cet auteur connu pour être le parolier d'Yves Montand, des Frères Jacques, mais également, écrivain de pièces de théâtre et scénariste pour la télévision, est rejeté par le cinéma. "J'ai choisi Cosmos [...] après avoir vu certains de ses téléfilms", se souvient le cinéaste. Je trouvais que la situation historique était exposée avec une grande force (...) Je m'étais dit comment le cinéma peut-il se priver de quelqu'un avec une si grande imagination. Il fera de nouveau appel à lui pour l'écriture de ses films d'époque La Fille de d'Artagnan, Capitaine Conan et Laissez-passer.

Fanny absente

Au départ, le rôle féminin principal est destiné Fanny Ardant, mais celle-ci, enceinte, doit y renoncer sous la pression des assurances. Le nom de Catherine Deneuve est alors suggéré au cinéaste, qui choisit finalement Sabine Azéma, comédienne qu'il avait déjà dirigée dans Un dimanche à la campagne.

Le titre

Le titre du film est inspiré d'un vers écrit par Paul Eluard "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, du bonheur et rien d'autre."

Copyright © Allociné 1969.


Recherche par ordre alphabétique