Recevoir les informations de Yahoo! Entertainment sur votre mobile En savoir plus
Lors du tournage des scènes d'action à Hong kong, le réalisateur Jérôme Salle et son équipe ont travaillés comme les productions locales : en équipe réduite, sans autorisations, guettant l'arrivée de la police. Pour préciser, la scène en question montre Largo sautant d'un pont sur un bus...
Tomer Sisley, l'interprète de Largo Winch à l'écran, a pris son rôle très au sérieux: il a appris le serbe (langue natale de Largo), et a effectué une grande partie des cascades lui-même.
Jean Van Hamme, scénariste de la bande-dessinée éponyme, nous parle de l'origine de l'adaptation cinématographique: "Il y a plus de vingt ans, un des plus grands producteurs indépendants, Serge Silberman, avait déjà acheté les droits d'adaptation de Largo Winch mais il est décédé avant d'avoir pu en faire le concurrent de la série des James Bond dont il rêvait. Depuis la sortie des premiers albums, il y a bien eu d'autres propositions mais elles étaient plus ou moins sérieuses. Il y a également eu la série télévisée. La proposition de Nathalie Gastaldo (la productrice) me paraissait beaucoup plus positive. Elle connaissait la bande dessinée et avec Jérôme Salle, ils avaient une vraie ambition tant au niveau des moyens que de l'esprit.
Jérôme salle nous parle de son engouement pour le projet :"Il y a environ six ans, j'ai feuilleté par hasard un album de Largo Winch et j'ai tout de suite senti un sujet romanesque. J'ai gardé cette histoire dans un coin de ma tête car je n'avais pas encore réalisé de film et parce que le coût d'un tel projet me paraissait très élevé. Après Anthony Zimmer, Nathalie m'a annoncé que les droits de Largo Winch étaient libres. Je n'ai pas hésité une seconde. J'ai d'abord cru que l'adaptation serait plus simple et moins douloureuse que l'écriture d'un scénario original... Je me suis vite rendu compte de mon erreur ! Les thèmes traités dans Largo Winch me touchent sans aucun doute. Derrière l'aventure, on parle aussi d'adoption et de quête d'identité. Il existe dans ce sujet des enjeux humains, quelque chose d'intime."
Le metteur en scène Jérôme Salle et son scénariste, Julien Rappeneau ont du faire des choix pas forcément évidents afin d'assurer la viabilité de l'adaptation d'une bande-dessinée aussi connue et appréciée au cinéma: "Très tôt, nous avons décidé de nous focaliser sur les deux premiers albums, qui traitaient de thèmes qui nous touchaient particulièrement. Mais nous avons également puisé des éléments d'intrigue financière dans les deux albums suivants. Dès le début, je souhaitais pouvoir me réapproprier l'histoire. L'idée était de rester fidèle à l'esprit mais sans faire une simple transposition. J'avais prévenu Jean Van Hamme dès notre première rencontre. Je tenais à ce que cela soit très clair entre nous. Adapter, c'est trahir, et il faut en conserver la possibilité. Mais je devine aussi à quel point il peut être difficile d'accepter cette trahison pour l'auteur de l'oeuvre originale. Julien Rappeneau et moi avons fait lire la première version du scénario à deux ou trois fans de la B.D.. Ils l'ont aimée et surtout, malgré les changements, y ont retrouvé ce qu'ils aimaient dans l'oeuvre originale. La première partie de notre pari était gagnée ! "
Copyright © Allociné 1969.