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L'Auberge rouge Critique

"L'Auberge rouge" Critiques

Film
L'Auberge rouge
Auteur
anonymous
Date
2007-12-05 01:01:36
Note
1/5 1 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Inspiré d'un fait divers

L'histoire de L'Auberge rouge est inspirée d'un authentique et horrible fait divers survenu en Ardèche dans les années 1830 : Pierre et Marie Martin, deux anciens fermiers devenus propriétaires de l'Auberge de Peyrebeille, sont reconnus coupables d'avoir assassiné et détroussé des voyageurs ayant eu le malheur de venir frapper à leur porte. Ils seront guillotinés dans la cour même de leur établissement, devant une foulede près de 30 000 personnes.

Avant Autant-Lara et Krawczyk...

Avant d'inspirer les cinéastes Claude Autant-Lara (L'Auberge rouge, 1951) et Gérard Krawczyk (L'Auberge rouge, 2007), "l'affaire de l'auberge rouge" fournit à Honoré de Balzac la matière d'un roman publié en 1831 dans La Revue de Paris, édité en volume chez Gosselin dans les Nouveaux contes philosophiques. Ce roman fut lui-même à l'origine d'un film muet réalisé par Jean Epstein en 1923 (L'Auberge rouge).

La genèse du projet

Christian Clavier souhaitait depuis longtemps revisiter le classique de Claude Autant-Lara. L'acteur et coscénariste de cette nouvelle version explique : "Ça remonte à l'époque de ma collaboration avec Jean-Marie Poiré. J'avais vu le film d'Autant-Lara étant enfant, et il m'avait beaucoup impressionné : c'était à la fois un conte, avec Carette et Francoise Rosay qui étaient très effrayants, et une comédie grâce à Fernandel. Le mélange des deux en faisant un film très intéressant, vraiment à part." En 2005, Clavier décida qu'il était temps de redonner un nouveau souffle à cette histoire et proposa l'idée au producteur Christian Fechner, son complice, producteur de la saga des Bronzés. Celui-ci lui avouera d'ailleurs avoir également songé à faire un remake du film d'Autant-Lara. Une coïcidence qui ne pouvait que les convaincre de se lancer dans ce passionnant challenge.

Un remake infidèle et respectueux

Donner naissance à cette nouvelle Auberge rouge a été un véritable challenge. Christian Clavier explique : "Le problème, avec les remakes, c'est que si c'est pour refaire la même chose, ce n'est pas très intéressant. Il faut savoir être infidèle tout en respectant ce qui fait la force de l'original." Ainsi, à partir du postulat de base de L'Auberge rouge de Claude Autant-Lara (un assassin qui se confie à sa victime, un prêtre), Clavier et son compère d'écriture Michel Delgado se sont réappropriés le film. C'est Gérard Jugnot, le prêtre de la nouvelle version, qui parle le mieux de cette nouvelle vision : "Ils ont effectué un gros travail de dépoussiérage. Tout en conservant l'esprit caustique insufflé par Jean Aurenche et Pierre Bost, ils ont étoffé les personnages des voyageurs. Surtout, ils ont rendu le prêtre plus actif : la note sur laquelle jouait Fernandel dans le film original était uniquement une note de peur ; là, le père Carnus va vraiment mettre des bâtons dans les roues des assassins."

Un casting comique en or

Outre les "bronzés" Josiane Balasko, Christian Clavier et Gérard Jugnot, la distribution de L'Auberge rouge donne la part belle à de nombreux comiques hexagonaux, de toutes générations : on retrouve ainsi l'expérimentée Sylvie Joly, le jeune François-Xavier Demaison, Anne Girouard, la Guenièvre de la série Kaamelott ou encore Olivier Saladin de la troupe des Deschiens.

Copyright © Allociné 2007.


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