Recherche par ordre alphabétique

Le Grand alibi Critique

Liste des salles projetant
ce film

 

"Le Grand alibi" Critiques

Film
Le Grand alibi
Auteur
anonymous
Date
2008-04-30 01:02:28
Note
3/5 3 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Pas le même alibi

Ce film n'a rien voir avec Le Grand Alibi réalisé par Alfred Hitchcock en 1950 avec Jane Wyman et Marlene Dietrich. "Si ç'avait été un chef-d'oeuvre et un film célèbre, évidemment cela aurait été outrecuidant. Mais ce n'est pas un chef-d'oeuvre, loin s'en faut. Et puis, il contient cette hérésie narrative qu'est le faux flash-back", justifie Pascal Bonitzer, qui poursuit : "Le titre s'est imposé à moi, car c'est le paradoxe même sur quoi le film se fonde, si l'on songe à la signification du mot alibi : être ailleurs. Je ne veux pas en dire plus, je dévoilerais l'intrigue."

Encore Valeria

Pascal Bonitzer avait déjà dirigé Valeria Bruni Tedeschi dans son premier long métrage, Encore, en 1996. D'autre part, l'actrice avait confié à Lambert Wilson (dont elle est la maîtresse dans Le Grand alibi) le rôle de son frère dans son propre film, Il est plus facile pour un chameau....

Aléas du casting

Nicole Garcia, André Dussollier, Marina Hands et Marina Foïs avaient tous été un temps pressentis pour faire partie de la distribution.

Christie à l'écran

Avec plus de deux milliards et demi d'ouvrages vendus à travers le monde, Agatha Christie est le deuxième auteur le plus lu, après William Shakespeare. Son oeuvre a donné lieu à des dizaines de films, à partir de la fin des années 20. L'auteur elle-même considérait que la première adaptation réussie était Témoin à charge de Billy Wilder (1957). Dans les années 70, plusieurs films, bénéficiant d'une distribution prestigieuse, ont été tournés à partir des polars de Christie : citons Dix petits nègres de Peter Collinson avec Richard Attenborough, Charles Aznavour et Oliver Reed en 1974, Le Crime de l'Orient-Express de Lumet avec entre autres Albert Finney, Lauren Bacall et Ingrid Bergman (1974), Mort sur le Nil de Guillermin, avec Peter Ustinov, Jane Birkin et Bette Davis (1978) ou encore Le Miroir se brisa de Hamilton avec Tony Curtis, Rock Hudson et Kim Novak (1980). Jusqu'en l'an 2000, les héritiers de l'écrivain exigeaient des cinéastes une fidélité scrupuleuse aux romans d'origine (l'action devait par exemple forcément se dérouler dans les années 20 à 60), ce qui a pu freiner les ardeurs de certains. Le petit-fils d'Agatha Christie a, depuis, déclaré que sa famille ne s'opposerait plus à des adaptations plus libres. Cela explique pourquoi peu de cinéastes français du passé ont porté à l'écran l'oeuvre de la reine du suspense, si on excepte René Clair dans sa période américaine (Dix Petits Indiens en 1945) et, encore avant, Jean Kemm en 1932 (Le Coffret de laque). Récemment, Pascal Thomas a relevé le défi en signant Mon petit doigt m'a dit (2005) et Le Crime est notre affaire (2008) avec Catherine Frot et André Dussollier (pour des enquêtes du couple de détectives Beresford), et L'Heure zéro en 2007.

Beaujour, bonnes feuilles

Pour l'écriture de l'adaptation, le cinéaste s'est adjoint les services du scénariste Jérôme Beaujour, connu notamment pour sa longue collaboration avec Benoît Jacquot. Egalement romancier (Dans le décor, 2005), Beaujour a travaillé entre autres avec Emmanuel Carrère sur La Moustache et a participé à l'adaptation du roman de Stephen McCauley La Vérité ou presque pour le film de Sam Karmann. Il a par ailleurs consacré un documentaire à Marguerite Duras.

Copyright © Allociné 2008.


Recherche par ordre alphabétique