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Ravie d'avoir donné la réplique au talentueux Togo Igawa et à la "magnifique [et] lumineuse" Garance Le Guillermic, Josiane Balasko a plus que tout adoré jouer avec le chat de Renée: "Un partenaire formidable! C'était un personnage à part entière car je tournais beaucoup avec lui. Le dresseur l'a trouvé sur le stand d'un brocanteur. Imperturbable il était, imperturbable il est resté!", s'amuse-t-elle.
Inspirée par le personnage joué par Abigail Breslin dans Little Miss Sunshine, Mona Achache cherchait une jeune fille blonde, pas forcément jolie mais volontaire et déterminée. Après avoir vu 200 petites filles en vidéo, elle a su instinctivement que Garance Le Guillermic serait l'interprète de Paloma: "J'ai voulu qu'on lui coupe les cheveux, qu'on les lui frise et qu'elle porte des lunettes. Et maintenant je me rends compte que...Garance/Paloma me ressemble!", avoue-t-elle. Le travail autour du personnage a consisté essentiellement à lui trouver des tics, des manies et à poser sa voix: "Avec Jean-Pierre Duret, l'ingénieur du son, on a beaucoup travaillé sur "la voix de Paloma", plus grave et plus posée que la sienne". La réalisatrice a en outre improvisé des "concours de sanglots" avec son interprète, lors des scènes où elle devait pleurer. Le tout dans le but de rendre amusant un tournage composé de scènes parfois un peu sombres.
Affublée d'une perruque grisonnante et de faux sourcils, Josiane Balasko a abordé son personnage instinctivement, en se fiant aux Renées qu'elle dit avoir croisées dans sa vie et en imitant la démarche rapide de sa mère. Après avoir discuté certains points du scénario avec la "brillante" Mona Achache, elle a accepté le rôle avec plaisir: "Je trouve ça plus confortable et moins angoissant [de s'enlaidir] que d'être obligée de faire semblant d'être sexy ou belle, commente t-elle avant d'ajouter: "Souvent dans la rue, on me dit "oh mais vous êtes bien mieux que dans les films." Et là c'est un vrai compliment parce que, finalement, les films c'est une petite partie de ma vie. Reste l'autre, la plus grande, la privée."
Après sa rencontre à Londres avec Togo Igawa, Mona Achache s'est tout de même rendue au Japon afin de rencontrer cinq autres comédiens, tout en sachant au fond d'elle qu'elle avait déjà trouvé son Kakuro Ozu: "Le fait qu'il parle anglais nous a permis de pouvoir nous comprendre sans l'intermédiaire d'un interprète, mais il a dû apprendre toutes les phrases du scénario en phonétique", raconte t-elle. Un travail important destiné à être retravaillé en post-synchronisation et qui a nécessité de faire disparaître son accent et de ralentir son débit de paroles au moment du tournage. "Sans (...) ma coach intraitable, Asako Furukata, (...) je n'aurais pas réussi", affirme l'acteur, qui avoue avoir été captivé par les yeux magnifiques de son metteur en scène lors des auditions.
Ne voulant pas situer l'histoire dans le temps, la réalisatrice a tenu à recréer un univers sans artifice, sans technologie, marque ni affiche, sans référence à une époque déterminée, assez proche au final, du réalisme un peu décalé de Mary Poppins. Elle a choisi de tourner en studio afin de réaliser elle-même la configuration des appartements qu'elle avait imaginés. De même, le choix des compositions musicales de Gabriel Yared sans musique additionnelle, lui a permis de maintenir le film dans un flou temporel allant de pair avec les lieux et l'atmosphère.
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