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Dans sa version allemande, le film comporte un sous-titre : "eine deutsche Kindergeschichte" (qu'on peut traduire : "Une histoire d'enfants allemande")
A Cannes, le réalisateur précisait ses intentions lors de la conférence de presse : "J'ai à l'esprit ce projet depuis plus d'une dizaine d'années. Je souhaitais évoquer un groupe d'enfants à qui l'on inculque des valeurs absolues et la façon dont ils intériorisaient cet absolutisme. Je tenais à en décliner les conséquences, à savoir un terrorisme de toutes sortes. Si l'on érige à l'absolu un principe, que ce soit un idéal politique ou religieux, il devient inhumain. J'avais pensé à La Main droite de Dieu comme titre éventuel. Ces enfants se prennent pour la main droite de Dieu ; ils en ont compris les lois et suivent les idéaux à la lettre. Ils deviennent alors les punisseurs de ceux qui ne vivent pas selon leurs principes. C'est ainsi que le terrorisme prend sa source. Ce film ne doit pas uniquement être considéré comme une oeuvre sur le fascisme."
Un acteur figure à la fois dans Le Ruban blanc et dans... Inglourious Basterds. Il s'agit de Rainer Bock, qui incarne un médecin dans le film de Michael Haneke et le général Schönherr dans celui de Quentin Tarantino. Même si les deux réalisateurs ont une approche bien différente de la violence, ll y a donc au moins un point commun entre leurs deux films, présentés en compétition à Cannes en 2009.
La plupart des personnages sont interprétés par des comédiens inconnus du public français, à commencer bien sûr par les enfants et par l'instituteur, qui tient son premier rôle à l'écran. Signalons néanmoins la présence de Ulrich Tukur, vu dans Amen, La Vie des autres et Séraphine ou de Susanne Lothar, habituée à l'univers de Michael Haneke : avant d'être une sage-femme humiliée dans Le Ruban blanc, elle était la mère de famille séquestrée dans Funny Games. Elle jouait également un petit rôle dans La Pianiste.
Au départ, Michael Haneke envisageait de tourner Le Ruban blanc pour le petit écran, sous forme d'une mini-série. Pour des raisons de coût, il a dû y renoncer et a donc remanié son scénario pour en faire un long métrage de cinéma. C'est à ce stade qu'est intervenu Jean-Claude Carrière, crédité comme consultant au scénario.
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