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Le Syndrome du Titanic Critique

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"Le Syndrome du Titanic" Critiques

Film
Le Syndrome du Titanic
Auteur
anonymous
Date
2009-10-07 01:05:03
Note
2/5 2 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Les courses de Lièvre

Co-signataire du film avec Nicolas Hulot, Jean-Albert Lièvre a réalisé de nombreux films documentaires, notamment animaliers, tournés dans le monde entier -c'est au Costa Rica qu'il a rencontré Nicolas Hulot. Lauréat en 1997 du Rolex Awards du film pour la protection animale, En 2007, on lui doit le film d'ouverture de la grande conférence Citoyens de la Terre initiée par le Président Chirac pour la promotion d'une gouvernance écologique mondiale.

Etat d'alerte

Le propos des réalisateurs ne se limite pas à un constat environnement. "Je vois bien que toutes les crises - écologiques, économiques, alimentaires et climatiques - se combinent et qu'elles nous mènent droit vers une crise de l'humanité, voire humanitaire", souligne Nicolas Hulot. "Ce film veut inviter chacun à s'interroger sur le sens du progrès. J'ai cru longtemps que la planète était infinie, que la trace de l'homme était insignifiante, que le progrès était un processus linéaire, irréversible, que la science, la technologie et les institutions nous mettaient à l'abri des menaces... Tout cela est un immense malentendu. On a érigé un système qui court à sa perte car il fonctionne sur le principe d'une croissance exponentielle et de ressources infinies dans un monde qui, lui, ne s'étend pas... Quand on aura à gérer une addition de pénuries, notre "vernis de civilisation" risque alors de voler en éclats ! Pas besoin d'être un prix Nobel pour comprendre qu'on arrive au bout du processus."

C'était écrit

Avant d'être un film, Le Syndrome du Titanic était un livre de Nicolas Hulot, pubié en 2004 aux éditions Calmann-Lévy.

Naufrage en vue ?

Que désigne ce syndrome du Titanic ? Nicolas Hulot répond : "Il évoque bien sûr l'attitude des passagers du célèbre paquebot qui continuaient à danser et à festoyer sans réaliser la proximité avec l'iceberg fatal. Autrement dit, si nous ne changeons pas de direction, nous courrons à la catastrophe. Je dirais même que le scepticisme résiduel que j'observe encore chez certains à l'égard du changement climatique, revient à naviguer avec un bandeau sur les yeux par temps de brouillard à fond les manettes dans une mer parsemée d'icebergs... Le paquebot sur lequel nous sommes tous embarqués, c'est la planète Terre. Et nous n'en avons qu'une."

Le partage du travail

Jean-Albert Lièvre précise le rôle de chacun dans le processus de création : "Nicolas a apporté la dimension politique et moi la vision cinématographique (...) Nous avons beaucoup préparé chacune des grandes étapes (tournage, montage, commentaires, etc). Puis j'ai dirigé les tournages des deux équipes parties filmer durant un an aux quatre coins du monde. Le parti pris visuel est d'une grande simplicité, sans trucage de postproduction, ni mise en scène et privilégiant les plans fixes. Il y a en tout deux travellings et un seul fondu enchaîné dans tout le film ! J'ai tenu à garder cette réalité documentaire. Le film est graphique, mais pas esthétisant. J'aime beaucoup la photo, et en particulier les univers cinématographiques d'Antonioni (notamment Le Désert rouge), de Kubrick, ou des films comme Soleil vert." Nicolas Hulot ajoute : "Jean-Albert (...) a su retranscrire en images mes craintes et mes aspirations. C'est aussi lui qui s'est occupé de l'univers sonore."

Copyright © Allociné 2009.


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