Recherche par ordre alphabétique

Les Toilettes du Pape Critique

Liste des salles projetant
ce film

 

"Les Toilettes du Pape" Critiques

Film
Les Toilettes du Pape
Auteur
anonymous
Date
2008-03-19 01:07:51
Note
3/5 3 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Dates et lieux de tournage

Les Toilettes du Pape s'est tourné de mai à juin 2005 dans les villes uruguayennes d'Acegua, Melo, Montevideo et Paso Carrasco.

Les cinéastes Cesar Charlone et Enrique Fernandez

Après être sorti de l'école de cinéma de Sao Paulo, Cesar Charlone a principalement travaillé au Brésil. Il a commencé en 1975 comme chef opérateur sur des films documentaires ou des longs métrages. En 1997, il s'installe définitivement au Brésil et y mène une carrière de réalisateur. Il réalise alors plusieurs épisodes de la série télé La Cité des hommes dont il signe aussi les scénarii. Depuis, il alterne réalisation et photographie. En 2001, il assure la photographie de La Cité de Dieu, réalisé par Fernando Meirelles, pour laquelle il reçoit, entre autres, la plus haute récompense du Festival de Lodz et qui lui vaut d'être nominé aux Oscars. En 2003, il travaille avec Spike Lee et de nouveau avec Fernando Meirelles sur The Constant Gardener. Originaire de Melo en Uruguay, scénariste, assistant réalisateur ou cameraman, c'est à différents titres qu'Enrique Fernandez a participé à plusieurs courts métrages et documentaires en Uruguay et en Allemagne, où il a vécu quelques années. En 1997, un de ses scénarii originaux est porté à l'écran par Diego Arsuaga, Otario. Il sera en sélection officielle au Festival de San Sebastian. Aujourd'hui, il enseigne le scénario à l'école de cinéma d'Uruguay.

Inspiré de personnages réels

Les personnages du film s'inspirent de personnes ayant réellement existé. "A l'époque, je devais avoir à peu près 10 ans, se souvient Enrique Fernandez. Beto était le genre de voisin à débarquer tous les matins, juste pour dire bonjour. Sa chemise dégoulinait sur son pantalon et ses maigres jambes faisaient penser à des cure-dents quand il enfourchait son vélo complètement déglingué. Beto vivait avec sa belle-mère, doña Leocadia, une vieille dévote qui s'était prise d'amitié pour ma mère. Pour lui prouver son affection, elle lui avait même offert, un jour, le vieux dentier dont elle n'avait plus l'usage. Deux jours plus tard, ma mère se confondait en excuses et lui rendait ses dents. Elle m'avoua plus tard qu'elle les avait essayées, mais qu'elles ne lui allaient pas. Pendant 36 ans, mon père - mort en 1964 - a écrit des paroles de chansons pour un orchestre de carnaval. C'est ainsi que je suis devenu familier avec cette faune de personnages. Ils ont habité mon enfance comme ils habitent aujourd'hui le film. Je connais leurs joies et leurs peines. En fait, je continue d'entretenir des relations avec eux quand je retourne dans mon village. Je les connais bien et je les aime."

Un premier long métrage pour Cesar Charlone

En tant qu'Uruguayen vivant au Brésil, la plupart des sujets qui venaient à l'esprit de Cesar Charlone étaient liés à son pays. "Après dix ans à tourner des pubs, des clips et des séries, je dois avouer que l'idée de réaliser un long métrage me trottait dans la tête, raconte le cinéaste. Quand Elena Roux, la productrice, et Enrique Fernandez m'ont contacté, je me suis dit que c'était l'occasion. Quand j'ai reçu le scénario, j'y ai vu non seulement une belle histoire avec des personnages attachants, mais la possibilité de réaliser mon vieux rêve, travailler dans mon pays avec une histoire uruguayenne. Pour moi, Melo a une saveur spéciale : c'est une ville uruguayenne vivant sous influence brésilienne. Presque tous les habitants de Melo parlent portugais, regardent la télé brésilienne et achètent des produits brésiliens. Je me suis tout de suite senti à la maison."

Un travail à quatre mains

Cesar Charlone raconte comment s'est déroulée sa collaboration avec Enrique Fernandez : "Nous avons beaucoup travaillé avant le tournage, fait ensemble les dernières révisions du scénario, les repérages... J'adorais l'histoire d'Enrique et je voulais la rendre la plus cinématographique possible. J'ai fait un découpage très détaillé que nous avons revu ensemble et que nous avons transmis à l'équipe. Ainsi, lors du tournage, tout le monde savait que faire et pourquoi. Le tournage a été simple et agréable. De plus, Fernando Meirelles, le réalisateur de La Cité de Dieu, avec qui je travaillais, a été enthousiasmé par le projet et est entré en coproduction avec notre société O2 Filmes au Brésil."

Copyright © Allociné 2008.


Recherche par ordre alphabétique