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Dans une île imaginaire perdue en Mer Egée, aux temps très lointains d'avant Homère, Minor (José Garcia), mi-homme mi-cochon orphelin et muet, file des jours tranquilles dans la douce tiédeur de la porcherie en compagnie de sa bonne amie la Truie (Mauricette). Au cours d'une escapade en forêt mythologique, il fait la rencontre d'un des personnages les plus influents de son époque, le Dieu Pan -alias Satyre (Vincent Cassel), qui l'initie à sa manière de bouc aux imprévus du paganisme.
Perché sur une branche d'olivier pour épier Clytia (Mélanie Bernier), la fille du Patriarche (Jean-Luc Bideau) promise au poète Karkos (Sergio Peris-Mencheta), Minor fait une mauvaise chute et se tue. Comme on est encore au début du film, et que la période le permet, il ressuscite et recouvre la parole.
Les villageois éberlués (Claude Brasseur, Rufus, Taïra) découvrent que non seulement il n'est pas mort, mais qu'il se révèle doué d'un stupéfiant sens de l'éloquence.
Sur les conseils du devin (Bernard Haller) Minor est sacré roi.
Les ennuis commencent ...
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| José GARCIA - MINOR |
| Vincent CASSEL - SATYRE |
| Sergio PERIS-MENCHETA - KARKOS |
| Mélanie BERNIER - CLYTIA |
| Claude BRASSEUR - FIROS |
| RUFUS - RECTUS |
| Jean-Luc BIDEAU - ARCHEO |
| TAÏRA - ZIMA |
| Marc ANDRÉONI - ZO |
| Bernard HALLER - CATARACTOS |
| Alice FRÉMONT - PRUNIOS |
| Pedro CASABLANC - KRYTON |
| Rosine FAVEY - KINEMA |
| Guillaume DELAUNAY - CENTAURE |
| Aitana NOVAU - NYMPHE |
| Javier ALLER - TIKUS |
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Né en banlieue parisienne en 1943, Jean-Jacques Annaud se passionne très jeune pour la photo et le cinéma. Après ses diplômes de l’école Louis Lumière et de l’IDHEC et des études de lettres à la Sorbonne, il débute à 20 ans dans le film publicitaire. Dix ans plus tard, après être devenu un incontournable du genre, il aura signé 500 spots.
En 1976 Jean-Jacques Annaud réalise son premier long-métrage : La Victoire en Chantant, un pamphlet anticolonialiste couronné par l'Oscar du Meilleur Film Etranger sous le nom Black and White in Color. En 1978, il dirige Patrick Dewaere dans Coup de tête, une satire au vitriol des milieux du foot de province. Trois ans plus tard une épopée située à l'aube de l'humanité, La Guerre du feu, consacre Jean-Jacques Annaud au niveau international et pose la première pierre d'un cinéma de défi où s'entrecroiseront les différentes passions du cinéaste, l'archéologie, la nature, les livres, les cultures des autres.
En 1988, il dirige Sean Connery à travers le labyrinthe du monastère-bibliothèque du Nom de la rose, d'après le roman d'Umberto Eco. Trois ans plus tard, Annaud triomphe en adoptant le point de vue de l'animal dans L'Ours, hymne à la nature qui lui vaut des louanges partout dans le monde. Après l'adaptation du roman autobiographique de Marguerite Duras L'Amant, où le cinéaste explore la découverte de la sexualité d'une très jeune fille dans l'Indochine coloniale, Jean-Jacques Annaud fait sensation en 1996 en réalisant le moyen-métrage expérimental Les Ailes du courage avec le procédé en relief IMAX 3D. C'est la toute première fois que cette technologie est utilisée pour un film de fiction.
Approfondissant sa fascination pour l'Extrême Orient, Jean-Jacques Annaud part au bout du monde avec Brad Pitt en 1996 pour Sept ans au Tibet. Quatre ans plus tard, il réunit Jude Law et Ed Harris pour faire revivre le duel célèbre de deux snipers pendant l'enfer de la bataille de Stalingrad. En 2004, dans les ruines des temples d'Angkor, il retrouve de nouveau l'Asie et le point de vue des animaux pour évoquer dans Deux Frères l’incroyable destin de deux tigres jumeaux séparés à la naissance.
Jean-Jacques Annaud, Grand Prix du Cinéma de l'Académie Française, Commandeur de l'Ordres des Arts et Lettres, a reçu cinq Césars: Meilleur film (la Guerre du Feu), Meilleur film étranger (Le Nom de la Rose), Meilleur Réalisateur (La Guerre du Feu, L'Ours), Meilleur Film Publicitaire (Hertz). Il est à ce jour le metteur en scène français le plus vu dans le monde.
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