Un des aspects importants de l'oeuvre d'Harlan Coben pour Guillaume Canet était la multiplicité des personnages. En effet, il s'explique: "Il y avait une multitude de personnages forts, ce qui m'allait bien puisque j'ai un défaut : à chaque fois que je croise un acteur ou une actrice qui me séduit, j'ai envie de travailler avec lui ou elle. Cette fois, je pouvais offrir plein de rôles!". Il explique ici pourquoi il a choisi ces acteurs plutôt que d'autres. Pour la plupart, il se revendique "fan" d'eux, c'est le cas pour François Cluzet, "François ne joue pas les choses, il les vit. Le film était pour lui, je ne vois pas d'autres acteurs que lui pour tenir ce rôle.", mais aussi pour Nathalie Baye, à laquelle il a tout de suite pensé en écrivant le scénario. Quant à Florence Thomassin, dont il est "fan depuis des années", Guillaume Canet raconte: "Elle figurait sur la liste des gens avec qui je voulais travailler, j'ai donc cherché un rôle pour elle dans le film (...) Florence fait partie de la même famille d'acteurs que François Cluzet, elle donne tout en jouant. Sa présence est hallucinante. Et puis j'adore sa voix...". Quand il ne s'agit pas d'idoles, Guillaume Canet fait appel à ses amis. Ainsi, on retrouve François Berléand, un des personnages principaux de Mon idole: "Il était impensable qu'il ne fasse pas partie du film" déclare le réalisateur, puis Jean Rochefort "Si je fais du cinéma aujourd'hui, c'est en partie grâce à lui." affirme Guillaume Canet ou encore Marina Hands avec qui il a grandi "au travers des Championnats de France Junior d'équitation". Quand on lui dit que sur le tournage on le trouve très "enveloppant" avec ses acteurs, il répond: "C'est plutôt fan d'eux!".
"La scène était censée se passer dix ans auparavant" explique François Cluzet, "C'est la seule scène qui n'était pas écrite" raconte Guillaume Canet, "Le soir où on l'a tournée, on a tous bu un petit coup et je leur ai annoncé que j'allais les laisser improviser (...) il n'y a rien de mieux que l'impro pour rentrer dans la peau d'un personnage. J'ai donc fait tourner un steadycam autour de la table et je les ai laissés libres, en leur demandant de discuter entre eux. Je voulais de la vie, que les gens se coupent naturellement, un peu comme chez Sautet. Au début, ils ont un peu paniqué et puis ils ont fini par avoir de vrais fous rires : Kristin Scott Thomas en train de rouler un pétard, c'est quand même mémorable !". "On s'en est donné à coeur joie", souligne François Cluzet.
Harlan Coben est né en 1963 et vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants. Après des études de sciences politiques au Amherst College, il travaille dans l'industrie du voyage. En 1995, il décide de se consacrer à l'écriture de romans policiers. Il invente alors son alter ego, le personnage récurrent de Myron Bolitar, ancien champion de basket et ex-membre du FBI devenu agent sportif pour défendre les intérêts des jeunes espoirs du stade. La critique et le public ne cessent depuis d'acclamer ses livres. Harlan Coben est le premier auteur à avoir cumulé le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, trois prix majeurs de la littérature policière aux Etats-Unis. Ses romans, Ne le dis à personne (Prix Polar des lectrices de ELLE en 2003), Disparu à jamais, Une chance de trop et Juste un regard, parus chez Belfond et repris chez Pocket, l'ont rapidement imposé comme un des maîtres du suspense.
Après avoir attiré plus de 500 000 spectateurs avec son premier long métrage: Mon idole, Guillaume Canet est repassé derrière la caméra pour adapter le célèbre thriller du talenteux écrivain Harlan Coben: Ne le dis à personne, traduit en 27 langues et vendu à plus de 6 millions d'exemplaires dans le monde. Il a écrit cette adaptation avec l'aide de son ami Philippe Lefebvre avec qui il avait déjà travaillé pour Mon idole. Le réalisateur explique: "C'était vraiment la première fois que je lisais quelque chose qui n'était pas de moi et que je pouvais m'imaginer réaliser. En lisant le roman, je voyais les images, je savais exactement comment je voulais le réaliser et une fois le scénario écrit, au moment de tourner, j'ai essayé de ne jamais quitter cette ligne directrice, de rester fidèle à la première émotion que j'avais eue."
Pour son deuxième long métrage, Guillaume Canet a fait appel à des artistes avec qui il avait déjà travaillé. Ainsi, on retrouve François Berléand, le Jean-Louis Broustal de Mon idole; "Il était impensable qu'il ne fasse pas partie du film mais je voulais autre chose que sur Mon idole (...) lui donner un débit aussi lent, à lui qui parle très vite." soulève le réalisateur. Quant à Gilles Lellouche (avant tout son ami), il a non seulement co-réalisé Narco, mais tout comme Guillaume Canet était à l'affiche de Mon idole et Jeux d'enfants. Concernant Philippe Lefebvre, co-scénariste de ses deux films, Guillaume Canet explique: "J'avais très envie de le revoir aux côtés de François Berléand. Son personnage, cette fois, est différent, mais on retrouve leur complicité. Cela m'amusait de retrouver le couple de Mon idole." Côté technique, il semblerait que le jeune réalisateur n'ai rien à redire puisqu'il refait appel au directeur de la photographie Christophe Offenstein. Enfin, il est soutenu par le même producteur que pour son premier long métrage, Alain Attal.
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