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Nos souvenirs brûlés Critique

"Nos souvenirs brûlés" Critiques

Film
Nos souvenirs brûlés
Auteur
anonymous
Date
2008-01-30 17:44:27
Note
2/5 2 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

De Sam Mendes à Susanne Bier

Après les succès d'American Beauty et Les Sentiers de la perdition, la société de production de Sam Mendes se vit proposer divers scenarii dont celui de Nos souvenirs brûlés. "Allan Loeb a signé là une histoire originale et émouvante, déclare le réalisateur-producteur. Rares sont aujourd'hui les scenarii qui sont à la fois basés sur des interactions personnelles ET conçus à l'échelle d'un film, et non d'une simple dramatique télé." Sam Mendes décida de produire Nos souvenirs brûlés et se mit en quête d'un metteur en scène : "J'ai senti qu'il fallait un cinéaste doté d'une sensibilité et d'un talent particuliers pour restituer l'esprit du matériau." Mendes songea alors à Susanne Bier, qu'il compare volontiers à des réalisateurs venus apporter récemment leur contribution au cinéma américain, tels Fernando Meirelles ou Alejandro González Inárritu : "Leurs films relèvent de la même esthétique "brute", en prise directe avec le réel, et très éloignée du style américain ou anglais."

Benicio Del Toro chez les toxicomanes anonymes

Durant la phase de préparation au rôle, Benicio Del Toro se documenta sur la dépendance aux drogues, rencontra des experts médicaux et assista à des réunions de l'association Narcotics Anonymous. Sam Mendes se souvient : "Il s'est mis dans la peau du personnage et de tous ceux qui ont été accros. Il comprit qu'on doit les traiter de façon humaine, comme tous les malades."

Une appréhension pour Susanne Bier

Avant de s'engager, la réalisatrice danoise Susanne Bier avait une inquiétude, celle ne pas jouir de la même liberté que dans son pays natal : "Je m'attendais à certaines restrictions. Je craignais qu'on me demande de penser davantage au grand public. Ce fut exactement l'inverse : on m'incita sans cesse à être plus audacieuse et plus radicale, à prendre plus de risques."

La motivation de Halle Berry

Halle Berry souhaitait plus que tout le rôle d'Audrey. "Les bons rôles sont rares, surtout pour les femmes, explique-t-elle, et on ne les décroche pas sans se battre. Audrey n'avait pas été écrite pour une actrice black, et les gens ne me voyaient pas spécialement dans cet emploi. J'ai donc demandé très tôt à mon agent de m'arranger un rendez-vous avec la réalisatrice. J'espérais que Susanne ne me jugerait pas sur mon image." Susanne Bier évoque en souriant le spectacle d'une Halle Berry "non maquillée, les cheveux en bataille, et divinement belle". Mais elle fut surtout impressionnée par "l'intensité de son interprétation, la rage avec laquelle elle jouait ce rôle, les risques qu'elle prenait scène après scène."

Susanne Bier vue par Sam Mendes

Susanne Bier, dont les premiers films se rattachent à l'esthétique "Dogme" définie en 1995 par Lars von Trier et une poignée de cinéastes d'avant-garde, est connue pour l'extrême fluidité de ses mises en scène. "Elle utilise la caméra portée et colle de très, très près aux personnages, explique Sam Mendes. Rien n'est définitivement arrêté aux répétitions, et elle filme le plus souvent à deux caméras, dont elle accompagne les évolutions tout au long de la prise pour capter les moindres réactions de ses personnages. Ce qui l'intéresse, et qu'elle scrute avec passion, c'est l'être humain dans ce qu'il a de plus intime."

Copyright © Allociné 2008.


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