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Le documentaire est distribué en France par la Kmbo, une nouvelle société de distribution. Elle s'intéresse aux films de qualité ayant une cible marketing très précise, comme Notre pain quotidien. La Kmbo reverse également un pourcentage des recettes des films dans des associations impliquées dans la mise en place et la promotion d'une agriculture raisonnée et biologique.
Le documentaire a reçu plusieurs récompenses dont le grand prix au festival du film d'environnement à Paris, l'Ecocamera Award lors des rencontres internationales du documentaire de Montréal, le Best Film à l'Ecocinema International Film Festival Athens, le prix spécial du jury au festival du documentaire à Toronto et à Amsterdam. Il a également été nominé au European Film Award pour le prix Arte en 2006.
Notre pain quotidien aborde un sujet que nous avons peu l'habitude de voir au cinéma. Ainsi le réalisateur autrichien, Nikolaus Geyrhalter nous entraîne au coeur des plus grands groupes européens agricoles, nous ouvrant ainsi les portes des endroits habituellement inaccessibles: usines, serres, champs et mines, bétaillières, chaînes d'assommage de dépeçage et de jonglage...
Grâce à ce documentaire engagé, le réalisateur nous offre l'opportunité de découvrir les rouages de l'industrie agroalimentaire, un sujet peu abordé par les médias: "Je fais des films que j'aimerais voir. Je suis fasciné par les lieux, les espaces, que l'on n'a pas l'habitude de voir. C'est le cas de mes films Pripyat et Elsewhere. La production agroalimentaire, fait partie d'un système clos qu'on connaît mal. Les images publicitaires qui montrent un beurre issu d'une petite ferme avec toute une diversité d'animaux n'ont rien avoir avec la réalité. Nous sommes tenus à l'écart de la façon dont nos aliments sont produits. Il est important de le faire savoir "
Tourné pendant deux ans, Notre pain quotidien se distingue par l'absence de voix off, et d'interviews. Nikolaus Geyrhalter, commente: " J'envisage mes films comme une série de plans en mouvement pouvant aussi inclure, des entretiens. Dans ce cas précis, les univers de travail se suffisent à eux-mêmes. Les individus travaillent dans des lieux qui sont vides autrement. Ils parlent très peu pendant le labeur. Au départ, nous avons mené un certains nombre d'entretiens. Wolfgang Widerhofer a débuté le montage tandis que nous continuions le tournage. Nous avons alors réalisé que ces entretiens avaient tendance à déranger, à troubler notre rapport au film. Nous avons ainsi opté pour une forme plus radicale, correspondant, à la façon dont les images avaient été tournées. Il s'agit de montrer les situations de travail en laissant, à travers de longues séquences suffisamment d'espace à la pensée aux associations. Les spectateurs peuvent ainsi plonger dans cet univers et de se faire leur propre opinion. "
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