Recevoir les informations de Yahoo! Entertainment sur votre mobile En savoir plus
Deuxième long métrage de Léa Fazer après Bienvenue en Suisse, comédie présentée à Cannes en 2004 dans la section Un Certain Regard, Notre univers impitoyable est présenté en compétition au Festival de la comédie de l'Alpe d'Huez en 2008.
Léa Fazer cite ses influences : "Comme j'ai grandi à l'étranger [elle est native de Genève], mon biberon c'est la comédie italienne. Il y a aussi Louis De Funès, Splendid ... Et Molière ! Après, j'ai commencé à voir des comédies anglo-saxonnes, dont celles de Woody Allen, et je n'ai plus arrêté. J'ai vu tous les épisodes de Seinfeld: ces gens-là sont des génies de la comédie. J'ai une affinité folle avec tout ça." . La cinéaste confie par ailleurs qu'un de ses modèles pour le personnage d'Alice, c'est Samantha, l'héroïne de la série Ma sorcière bien-aimée. Le film contient également des références à Madame porte la culotte et Indiscrétions de George Cukor, et aux Temps modernes de Chaplin.
La structure de Notre univers impitoyable est très particulière. Au début, le spectateur apprend que Victor et son épouse Margot sont mis en concurrence pour le même poste de direction. Le film explore ensuite les deux hypothèses : dans un cas, Margot est choisie, dans l'autre c'est Victor qui est engagé. Le spectateur est alors invité à suivre, en alternance, ces deux récits. Léa Fazer confie s'être inspirée de Pile et face de Peter Howitt. Dans cette comédie, le destin de l'héroïne (Gwyneth Paltrow) est totalement bouleversé selon qu'elle rate ou non le métro. Ce procédé rappelle également le diptyque Smoking-No Smoking d'Alain Resnais.
Léa Fazer compare les rapports entre les personnages à des figures du théâtre classique : "(...) on pourrait être chez Marivaux. Il y a le chevalier et Sylvia, incarnés par Jocelyn et Alice. Il y a Lisette et Arlequin, incarnés par Pascale Arbillot et Scali Delpeyrat . Et puis il y a la figure tutélaire qui fait penser au roi chez Molière, au père, c'est Thierry Lhermitte. C'est une très vieille matrice qui a inspiré beaucoup de pièces, je me suis mise dans ces rails-là (...) [Julie Ferrier] rentre dans le cadre des paysans, Lubin et Spinette." L'univers des planches n'est pas étranger à la réalisatrice, puisqu'elle est comédienne de théâtre de formation et a mis en scène plusieurs pièces.
Couple à la ville comme à l'écran, Alice Taglioni et Jocelyn Quivrin se sont rencontrés sur un plateau de cinéma. C'était sur le tournage de Grande école en 2003. Depuis, ils se sont donné la réplique uniquement dans deux courts métrages, L'Ultimatum et Acteur (le premier court réalisé par Jocelyn Quivrin).
Copyright © Allociné 2008.