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Ô Jérusalem Critique

"Ô Jérusalem" Critiques

Film
Ô Jérusalem
Auteur
anonymous
Date
2006-10-18 01:00:37
Note
1/5 1 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Jérusalem, cristallisation des haines et des passions

Ô Jérusalem, le titre du livre et du film fait référence à trois évocations (juive, chrétienne et musulmane) rendant hommage à la ville sainte. Comme l'explique Dominique Lapierre, l'auteur du roman, "Quel autre lieu au monde réunit autant de sites historiques et religieux? Pour les Chrétiens, le Saint Sépulcre symbolise le Golgotha où Jésus est mort sur la croix. Pour les Juifs, le Mur des Lamentations, seul vestige de l'Ancien Temple d'Hérode, est le lieu le plus saint du judaïsme. Pour les Musulmans, Jérusalem est la troisième ville de l'Islam.". Ces sites sont distants de quelques centaines de mètres.

Le lieu de tournage

A sujet épineux, tournage difficile... Devant l'impossibilité de tourner à Jérusalem, dans un pays arabe ou en Israël, en raison du contexte actuel et pour des raisons de sécurité, le réalisateur a dû abandonner l'idée malgré "des contacts et des soutiens au plus haut niveau". La solution est venue par un décorateur israélien qui lui a proposé de tourner à Rhodes. Comme l'explique le metteur en scène, "la vieille ville a été construite sur le principe de celle de Jérusalem, on appelle d'ailleurs la ville de Rhodes, la Petite Jérusalem. L'île de Rhodes ressemble à la Palestine de l'époque...". L'équipe du film a pu y reconstituer Jérusalem telle qu'elle était en 1948.

Adaptation d'un roman référence

Ô Jérusalem avant d'être un film est un "best-seller", lu par 50 millions de lecteurs, oeuvre référence sur l'histoire de la création de l'Etat d'Israël. Ce livre a été écrit à quatre mains par Dominique Lapierre et Larry Collins en 1972. Les deux hommes y évoquent le sort de la Palestine en 1948, "page essentielle de l'Histoire du monde contemporain" selon Dominique Lapierre. Leur découverte de Jérusalem, "une ville unique au monde où l'on a vraiment l'impression d'être au plus près du ciel", les a également inspirer pour relater l'influence spirituelle et le rôle stratégique de cette ville, les origines d'un conflit qui perdure encore.

Deux écrivains qui ont inspiré le cinéma

Les travaux du tandem Dominique Lapierre/Larry Collins a servi de matériau de base au septième art puisqu'en 1966, René Clément s'est inspiré de leur livre Paris brûle-t-il? pour réaliser le film éponyme avec un casting haut de gamme (Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Yves Montand, Simone Signoret, Gert Frobe...). Leur livre, Cette nuit, la liberté, a inspiré le Gandhi de Richard Attenborough.De son côté, Roland Joffé a adapté La Cite de la joie, le livre écrit en solo par Dominique Lapierre.

Une adaptation longue et difficile

Elie Chouraqui est réussi a venir à terme de ce projet d'adaptation d'Ô Jérusalem, sur lequel de nombreux réalisateurs se sont cassés les dents. Sorti en 1971, ce livre a vu se succèder des réalisateurs et des scénaristes prestigieux. Ainsi, Dominique Lapierre a rencontré Costa-Gavras et l'auteur espagnol Georges Semprun et leurs a fait visiter Jérusalem. Emballés au départ, le duo a du abandonner face à un tel sujet, Costa-Gavras craignant ne pas pouvoir rester impartial. Le scénariste de Gandhi, John Briley, ainsi que William Friedkin ont essayé avant de se rétracter face à un sujet brûlant d'actualité. Comme le dit l'auteur : "le contexte politique en a découragé plus d'un. Dans mes archives, la rangée des divers scénarios élaborés autour de ce projet s'étale sur plus de trois mètres !".

Copyright © Allociné 2006.


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