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Passe-passe Critique

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"Passe-passe" Critiques

Film
Passe-passe
Auteur
anonymous
Date
2008-04-16 01:02:14
Note
2/5 2 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Venues de Vénus

La mère d'Edouard Baer est interprétée par celle qui fut la patronne du Vénus beauté (institut) Bulle Ogier. Mélanie Bernier, qui campe une jeune femme victime du syndrome de la Tourette, était quant à elle une employée de ce salon... mais dans sa version série, diffusée sur Arte en 2005.

La musique dans la peau

On entend à plusieurs reprises dans le film la chanson Under my skin de Frank Sinatra. Mais initialement, Tonie Marshall avait pensé utiliser Unforgettable de Nat King Cole.

Ca tourne ! (à l'orage)

La cinéaste revient sur les conditions climatiques particulièrement défavorables auxquelles l'équipe a dû faire face : "On a eu une météo vraiment atroce. J'ai le sentiment qu'on a passé les trois quarts du tournage couvert de sacs poubelles autour de la voiture. Comme c'est une comédie, j'avais envie qu'il y ait un peu de soleil, de beaux plans de voiture dans des paysages lumineux, mais tout était plombé. On a pourtant tourné du mois d'avril au mois de juin. Pour les séquences de la fin du film, j'avais fait des repérages à Locarno – c'est là que je faisais se réunir les altermondialistes et se retrouver tous les personnages. C'était luxueux et sublime comme dans les James Bond. Eh bien, on a quitté Lyon où il avait plu absolument tous les jours, et quand on est arrivés à Locarno, alors qu'il n'avait pas plu depuis huit mois, on a affronté une vraie tempête ! Et la loge maquillage a pris feu ! Edouard circulait en vélo en disant : " I am Terry Gilliam, don't worry ! don't worry ! "."

Un trait de Cowl

A travers ce film, Tonie Marshall rend hommage à Darry Cowl. "Quand j'ai écrit le scénario, Darry était vivant et je voulais qu'il joue dans le film", explique-t-elle.""Quand j'avais 18 ans, j'ai en effet joué une pièce avec Darry, Duo sur Canapé. Il m'a fait la cour comme personne ne me l'a jamais faite ! (...) J'avais écrit une scène où le personnage d' Edouard le retrouvait, l'amenait à Bulle dans la maison de retraite. Et elle qui ne se souvient plus de rien le reconnaissait (...) Édouard s'en allait ému d'avoir ressuscité la mémoire chez elle (...) Je lui ai envoyé le scénario et il m'a rappelée en me disant que le rôle était vraiment mince. Je lui ai dit que c'était un clin d'oeil, il m'a laissé des messages drôles – d'ailleurs le premier que j'ai reçu, c'est le soir où je suis allée voir le spectacle d'Édouard, Luigi Pizzoti, étrange coïncidence. On était en janvier 2006, il est mort un mois après. Je me suis demandé comment j'allais faire. Et puis, j'ai eu l'idée de me servir d'une photo de lui. J'ai appelé Rolande, sa femme, qui m'a donné une très belle photo, et voilà..."

Marshall, me revoilà !

Nathalie Baye parle de sa relation privilégiée avec Tonie Marshall : "Elle est quasiment la première à m'avoir proposée des personnages loufoques, fantasques, imprévisibles, décalés... Sans doute, est-ce dans cet échange-là qu'on se complète bien. On me voit souvent comme quelqu'un de carré, d'effi cace, de déterminé. J'ai ce côté-là mais je suis aussi le contraire. Et ça, Tonie l'a très bien senti. Peut-être aussi parce que, par certains côtés, je lui rappelle un peu Micheline [Presle, sa mère]. Comme elle, par exemple, il m'arrive fréquemment de dire un mot à la place d'un autre (...) Elle perçoit chez moi des choses que peu de gens voient, ça lui donne une ouverture, ça nourrit sa fantaisie, ça débride son imagination. Et, en plus, elle me fait confiance pour jouer ça..."

Copyright © Allociné 2008.


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