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Souhaitant raconter l'histoire d'une bande de potes, Olivier Doran a réalisé qu'il y avait plein de comédiens qui gravitaient autour des Productions du Trésor depuis des années. Ils se connaissaient pour certains depuis très longtemps. "Je me suis dit qu'il serait intéressant de se servir de cette complicité qu'il y avait déjà entre eux dans la vie, raconte-t-il. Je pressentais que lorsqu'ils seraient en face les uns des autres, ils ne seraient pas dans un rapport de force ou de séduction."
Le tournage, prévu pour neuf semaines, a débuté le 24 avril 2006 et s'est déroulé à Lyon et dans la région d'Aix-les-Bains, ainsi que dans la vallée des Bauges, à Champagny en Vanoise et à Courchevel.
L'idée de départ du producteur Alain Attal et de Philippe Lefebvre était : "Jusqu'où êtes-vous prêts à aller pour aider un ami ?" Olivier Doran y a tout de suite vu l'opportunité de traiter ce qui est pour lui une question centrale dans sa vie d'ex-fils unique : l'équilibre précaire entre l'individu et le groupe. "C'est d'ailleurs une question primordiale pour toute société, explique le cinéaste, puisque c'est autour de cette question que s'organise toute vie politique. Nous avons juste fait évoluer légèrement le point de départ qui est devenu : "Jusqu'où un groupe est-il prêt à aller pour aider l'un des siens ?"
Pour l'acteur-scénariste Philippe Lefebvre, "Pur week-end est une comédie sociale, qui pose la question de l'engagement dans la vie de tous les jours. Que signifie "être potes" aujourd'hui ? Quelles sont nos valeurs communes ? Et puis au fil de l'écriture, nous avons dévié doucement, mais sûrement, vers la comédie d'aventure. "OK, traitons d'amitié mais mettons-là à l'épreuve !" Il nous paraissait primordial de décrire toujours des situations crédibles. Il n'était pas question que les coups de théâtre soient le fait d'événements fortuits ou indépendants de leur volonté. Au contraire. Ils sont responsables du pétrin dans lequel ils se mettent ! Ce n'est pas "et soudain quelque chose arriva..." mais "quelqu'un a fait bouger le truc..."."
Le producteur Alain Attal se souvient de sa première rencontre avec Olivier Doran : "Philippe Lefebvre me l'a présenté, ils avaient déjà travaillé ensemble. J'aimais l'idée d'offrir à Olivier la possibilité de faire un second long métrage. Il y a un peu moins de dix ans, il avait su embarquer des gens comme Dany Boon, Emmanuelle Devos ou Agnès Jaoui dans l'entreprise de son premier film, Le Déménagement. Je l'ai poussé à être plus ambitieux, un peu plus ample dans son propos, à assumer les scènes de crise et de rupture et à les mener jusqu'au bout. Et Olivier l'a fait, avec une autorité élégante. Il a su encourager chacun des acteurs à jouer très sincèrement toutes les situations, à ne pas tenter la caricature pour forcer le rire, en se chargeant de rendre comiques, par sa mise en scène, les situations."
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