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Sans arme, ni haine, ni violence Critique

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Sans arme, ni haine, ni violence Critiques

Film
Sans arme, ni haine, ni violence
Auteur
anonymous
Date
2008-04-16 01:02:14
Note
2/5 2 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Pourquoi Spaggiari ?

Dans une interview qu'il nous a accordé sur le tournage, Jean-Paul Rouve nous a expliqué l'intérêt qu'il portait pour ce gangster qui défraya la chronique à la fin des années 70 : "Ca fait un moment que j'avais envie d'écrire sur ce mec, il me faisait rire, il m'étonnait, il m'amusait aussi beaucoup, il se déguisait tout le temps, avec des déguisements de piètre qualité... J'aimais bien la dualité du personnage entre son côté voleur et son côté vedette. Et ce qui l'intéressait, c'était pas tant de voler de l'argent que d'être connu. Je pense qu'aujourd'hui il aurait fait la "Star Academy" ou il serait passé chez Delarue. Et à l'époque, il s'est dit "tiens, un casse c'est pas mal" et ça a réussi."

Philippe Torreton pressenti

Approché par l'acteur-réalisateur, Philippe Torreton a malheureusement dû décliner sa proposition de faire partie du casting.

Jean-Paul Rouve devant et derrière la caméra

C'est durant une séance d'écriture que Jean-Paul Rouve se décida à réaliser ce film. Ce dernier se souvient : "On travaillait à Nice, Benoît Graffin qui m'écoutait lui dire : "Cette scène, il faudrait la filmer comme ça, que la caméra aille par là, puis par là...", m'a dit : "Tu devrais le réaliser toi-même ce film, tu es le mieux placé !". Jusque-là, j'avais surtout envisagé des réalisateurs très confirmés, comme si, inconsciemment, je voulais justement m'empêcher de penser à le faire moi-même ! Après la réflexion de Benoît, je me suis mis à y réfléchir vraiment, à me poser des tas de questions, jusqu'au jour où j'ai fini par dire : "Et pourquoi pas ?"."

Un travail de documentation

En guise de préparation, Jean-Paul Rouve s'est lancé dans un méticuleux travail de documentation, consultant de nombreuses archives, rencontant des journalistes qui avaient interviewé Spaggiari et des gens qui l'avaient connu. "On a essayé de rencontrer sa dernière compagne, Julia, confie-t-il, mais elle ne veut pas parler, ni se montrer. C'est une histoire d'amour incroyablement belle. Elle était d'une riche famille, elle a tout quitté par amour pour le suivre en cavale. Elle l'a toujours protégé. Depuis sa mort, jamais, elle n'a donné d'interviews, jamais, elle ne s'est montrée. Magnifique !"

Un journaliste fictif...

Vincent Goumard, le journaliste incarné par Gilles Lellouche, n'est que pure fiction. Jean-Paul Rouve explique comment lui est venue l'idée de ce personnage : "C'est en réfléchissant aux raisons qui me poussaient à vouloir jouer Spaggiari que ce personnage est né. Et on a inventé un type qui a une vie ordinaire, presque banale, en tout cas bien ordonnée, qui traque Spaggiari et, une fois qu'il l'a approché, se laisse peu à peu séduire par lui, pas tant par ce qu'il a fait que par ce qu'il est... En fait, ma référence, c'était Presque célèbre. La vedette du film de Cameron Crowe, ce n'est pas le groupe de rock, mais le gamin qui rêve d'être journaliste pour Rolling Stone et qui suit les musiciens. L'histoire est toujours vue à travers son regard. Là, c'est pareil : tout est vu à travers les yeux du "journaliste" ou à travers les souvenirs que lui raconte Spaggiari. Ce qui m'intéressait, c'est le rapport humain qui, au fur et à mesure de leurs rencontres, va se développer entre ces deux hommes, le lien qui se noue entre eux. Le "journaliste" était un moyen idéal pour parler de ces contradictions entre la raison et la séduction, entre la vie qu'on a et la vie qu'on rêve..."

Copyright © Allociné 2008.


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