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Une vieille maîtresse Critique

"Une vieille maîtresse" Critiques

Film
Une vieille maîtresse
Auteur
anonymous
Date
2007-06-06 01:00:47
Note
2/5 2 stars
Provenant de :
Allociné
Critique

Catherine Breillat romantique

Une vieille maîtresse illustre Catherine Breillat telle qu'elle est vraiment, romantique ! Cela peut paraître étrange au vu de ses précédents films. La cinéaste s'explique " comme tout artiste je me suis fondée dans l'opposition (...) Tous mes autres films ont été jugés sulfureux ou scandaleux mais ils ne me représentent pas. Je pense que ce film là me correspond réellement. Je suis enfin en liberté. Il me représente quand je ne me dresse pas contre le monde et les interdits. Quant je suis en paix, je suis une grande romantique."

Un journaliste des Cahiers du Cinéma propulsé acteur !

Jean-Philippe Tessé, journaliste aux Cahiers incarne le comte de Mareuil dans Une vieille maîtresse. Catherine Breillat l'a repéré alors qu'il parlait à son rédacteur en chef sur un trottoir. "Je l'ai choisi comme ça, à l'instinct, comme je le fais toujours pour mes interpètes." explique la réalisatrice.

Un tournage accéléré

Le tournage du film n'a duré que huit mois, ce qui est très peu pour un film de cette ampleur (il coûte à lui seul autant que dix films habituels de Breillat réunis) Mais Catherine Breillat a une technique de tournage très particulière qui en réduit considérablement la durée : "Je fais des prises longues. C'est un peu risqué car si un seul des comédiens faiblit, il faut tout recommencer. Par contre, quand on obtient des choses magnifiques, on a cinq ou six minutes en boîte. Je suis peut être folle, peut être hyperartisanale, mais extrêmement rigoureuse dans le travail."

L'île de Breillat

Une partie du tournage s'est déroulée sur l'ïle de Bréhat, et l'assonance n'est pas la seule raison pour laquelle la réalisatrice l'appelle "mon île". La maison de Vellini est située au bout de la jetée du phare de Paon, derrière la maison que la réalisatrice possède là-bas .

Film d'époque est-il toujours synonyme de réalisme ?

Bien sûr la réalisatrice a tenu à chercher ses accessoires aux puces, ainsi, tous les bijous, les épingles de cravate, les costumes et les dentelles sont authentiques et "participent au climat du film" Cependant, comme toujours, Catherine Breillat a pris quelques libertés avec certains costumes d'époque : " Pour le personnage d'Asia j'imaginais une femme fatale des années cinquante avec des décolletés qui seraient ceux de Rita Hayworth et non ceux de l'époque de Barbey d'Aurévilly. J'ai donc suivi mes fantasmes."

Copyright © Allociné 2007.


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